Je voie les nuages s’approcher.
Menaçants sur les hommes ils fondent
Qui, paniqués courent s’abriter.
Bientôt, leur masse grise couvre le monde.
Témoin muet à ma fenêtre,
Je frémis au premier éclair :
Zébrure bleutée à paraître
De ce sombre ciel à Notre Terre.
Tranchant tel le fer d’une lame
Qui entaille peaux et chairs,
Dans la douleur dévorant cœurs et âmes,
La foudre cingle les airs.
Puis un grondement menaçant
Parvient à mes oreilles avides,
Comme la cavalerie chargeant,
Sabre au clair, cœur de pierre, les yeux vides.


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